La FSPF recommande aux adhérents des groupements appartenant à des fonds de pension de les quitter pour rejoindre des structures coopératives, détenues par des pharmaciens ou des grossistes-répartiteurs.
Cette déclaration de Philippe Besset, président de la FSPF, faite sur le salon PharmagoraPlus au micro de Pharmaradio n’est pas passée inaperçue. Débriefée lors de l’Assemblée générale du syndicat le 24 mars, elle a reçu le soutien des présidents départementaux. « Je milite pour que les confrères aient une parfaite connaissance du type de groupement auquel ils adhèrent, et pour qu’ils choisissent de préférence un groupement coopératif, appartenant aux pharmaciens ou aux grossistes-répartiteurs, mais en tout cas, pas à un fonds de pension », explique le dirigeant.
Une orientation que donne le syndicat alors que la menace de financiarisation du secteur n’a jamais été aussi élevée. Celle-ci se révèle notamment, selon Philippe Besset, par la création récente de l’Union des pharmacies groupées de France (UPGF), née « sur les cendres de l’Union nationale des pharmacies de France (UNPF). Toutefois, contrairement à l’UNPF, elle ne défend pas la pharmacie libérale indépendante puisque l’UPGF ne représente que des pharmacies adhérant à des groupements financiarisés ».
Si la FSPF a bien conscience que changer de groupement n’est pas aisé pour tous les pharmaciens, elle insiste sur l’importance de défendre une stratégie politique claire au moment où le rapport Igas-IGF sur le modèle économique du réseau est présenté.
source Le Pharmacien de France