Il n’y a pas que les pharmaciens qui se font flouer par les arnaqueurs: Un article du Monde tout récent A LIRE!

Le maire, la commerciale et le contrat à 38 000 euros : ces communes victimes de pratiques commerciales douteuses

Il est rangé où, ce satané boîtier ? A Bressey-sur-Tille (Côte-d’Or), commune résidentielle à 15 kilomètres de Dijon, le premier édile, Lionel Sanchez, sans étiquette, élu depuis 2020, fouille dans les placards de la mairie. Dix bonnes minutes sont nécessaires pour remettre la main sur cette « cyber-box » qu’il tient à montrer. Livré il y a trois ans, l’appareil était censé protéger la collectivité « face aux risques de cybercriminalité ». Mais il a été rapidement remisé tant il ralentissait les ordinateurs. C’est pourtant ce matériel inutile qui, avec d’autres, a failli coûter une petite fortune à cette commune de 1 100 habitants.

Tout a commencé par un appel d’une certaine madame Fournier, au printemps 2023. « Elle s’est présentée comme ma nouvelle interlocutrice privilégiée au nom d’Orange », se souvient Lionel Sanchez. Outre la fameuse « box », elle lui propose des « bornes Wi-Fi » pour améliorer la réception du signal Internet dans la mairie. « Elle m’a parlé d’un coût d’ensemble de 800 euros. J’ai demandé si c’était par an, elle m’a dit oui. J’avais confiance. »

Quelques jours plus tard, Lionel Sanchez signe. Le matériel est installé. Il lui faudra plusieurs semaines pour découvrir qu’il a engagé la commune sur cinq ans, pour un montant plus proche des 800 euros… par mois ! Et que la société à l’origine du démarchage, nommée V-IP Com, n’a pas de lien avec l’opérateur Orange. « Pour moi, ce sont des méthodes de voyou », tranche l’élu de 59 ans, contrôleur SNCF de profession. La commune a bien tenté de casser le contrat. Elle s’est alors vu réclamer, devant le tribunal administratif de Dijon, une somme dépassant les 38 000 euros.

Honteux d’avoir été bernés

Des rivages de la Manche aux vallées alpines, M Le magazine du Monde a pu documenter le cas de 13 municipalités, dans 12 départements, empêtrées dans de tels contrats au coût exorbitant : à chaque fois, des communes rurales victimes d’une poignée de prestataires de matériel télécom et informatique aux méthodes similaires.

A Noyers, village de 250 habitants dans l’Eure, l’ancienne maire s’était laissé convaincre par la fourniture d’un petit standard téléphonique et d’un combiné sans fil. Là aussi, sans comprendre la durée du contrat (vingt et un trimestres, soit un peu plus de cinq ans) ni son coût total (autour de 8 000 euros). Dominique Bruneau, actuelle première adjointe et membre de la précédente équipe municipale, s’insurge : « Bien après, j’ai cherché sur Internet : l’un des appareils fournis se trouve à l’achat pour 129 euros, l’autre pour 59 euros. » En février 2026, le tribunal judiciaire d’Evreux a débouté la commune, qui demandait l’annulation du contrat. A contrecœur, la collectivité vient de payer les 8 000 euros. Il faut bien arrêter les frais : « Les intérêts de retard avaient commencé à courir », précise l’adjointe.

Ces pratiques passent largement sous les radars. Les élus victimes sont plus occupés à chercher une issue qu’à dénoncer les abus. Honteux d’avoir été bernés, plusieurs n’acceptent de se confier qu’à condition que leur commune ne soit pas citée. Ou refusent carrément d’aborder le sujet, « pour oublier cette mauvaise expérience », fait répondre le maire d’un gros bourg de l’Ain.

Leasing quasi impossible à résilier

Au départ, le démarchage est plutôt avenant. Mais plusieurs élus se souviennent d’un coup de pression au moment de la validation des contrats. L’opération s’effectue par signature électronique. « Quand ils m’ont rappelé, il fallait signer tout de suite. J’ai fait vite : ce jour-là, j’étais absorbé par un dossier d’urbanisme un peu compliqué », raconte Lionel Sanchez, à Bressey-sur-Tille. Difficile, dans ces conditions, de saisir la complexité du contrat.

« Les offres mélangent matériel et abonnement ou maintenance », explique Me Marguerite Bilalian, avocate de plusieurs communes et de l’opérateur Orange. Surtout, elles sont associées à une location longue durée, ou leasing, quasi impossible à résilier. En réalité, « le matériel installé est la propriété de la société de leasing, qui l’a acquis pour le compte du client [la commune] », explique l’avocate. Si bien que les collectivités se retrouvent juridiquement liées non pas au prestataire qui les a démarchées, mais à cette société financière à laquelle ces nouveaux clients sont vendus, souvent sans l’avoir compris. La plupart découvrent aussi après coup ne pas être propriétaires du matériel, qui doit être restitué en fin de contrat.

« On n’a pas compris qu’il y avait un deuxième contrat de leasing derrière celui signé avec les prestataires, celui de location. On s’est fait avoir », résume-t-on à la mairie de Serres (Hautes-Alpes). Pour avoir voulu « mettre du Wi-Fi à l’école maternelle », la commune paie actuellement plus de 500 euros par trimestre, « pour du matériel qui ne fonctionne pas très bien ».

Equipements obsolètes

Sans services techniques ni juridiques sur lesquels s’appuyer, les élus de petites communes s’avèrent « vulnérables » face à des pratiques commerciales bien ficelées, estime Cédric Szabo, ancien directeur de l’Association des maires ruraux de France : « Ces maires doivent être tout à la fois DRH, acheteur public, chef d’entreprise gérant le budget municipal… »
Si encore la qualité du matériel était au rendez-vous… Une note technique établie par un expert à la demande d’une des communes victimes conclut à des équipements obsolètes (adaptés à la norme Wi-Fi 5, moins rapide que le Wi-Fi 6 ou Wi-Fi 7 actuels) et redondants par rapport à ce dont disposait déjà la mairie. A Montigny-la-Resle (Yonne), le maire, Dominique Torcol, a eu droit à une surprise, en faisant enlever le matériel par un spécialiste : « L’appareil de stockage qu’ils nous ont installé était branché mais pas relié au réseau. Tout était dans une armoire : comment voulez-vous qu’un novice comme moi s’en rende compte ? »

Le piège se referme si la commune, s’estimant trompée, cesse de payer les échéances. Dans ce cas, c’est la société de leasing qui les traîne en justice. « Elles sont intraitables, le plus souvent. Elles réclament le paiement intégral des loyers prévus au contrat, augmenté d’une indemnité de résiliation anticipée », explique Me Bilalian. Partenaire de V-IP Com, l’entreprise qui démarche, Siemens Lease Services, une filiale financière du groupe Siemens, a ainsi déclenché des poursuites contre la commune de Bressey-sur-Tille.

Scénario identique à Montigny-la-Resle, où la même société réclamait 60 952 euros, soit l’ensemble des loyers jusqu’à la fin du contrat, augmentés de pénalités. Sans succès cette fois : en début d’année, le tribunal administratif a tranché en faveur de la commune. Arguant que certaines « procédures judiciaires [sont] en cours », Siemens Lease Services n’a pas souhaité s’exprimer.

Usurpations

A l’origine de ces démarchages, des sociétés à la structure très légère. V-IP Com, impliqué dans plus de la moitié des cas identifiés par M, a déclaré dans ses derniers comptes annuels publiés, ceux de 2023, 6,6 millions d’euros de chiffre d’affaires pour… un seul salarié ! Si elle dispose d’une adresse parisienne, elle est dirigée, d’Israël, par un entrepreneur trentenaire, Ilan Zerbib : il fait installer le matériel chez ses clients, communes ou petits professionnels, par des sous-traitants partout en France.

Joint début juin par téléphone, il réfute toute tromperie sur ses prestations. L’existence d’un leasing dissimulée ? « On est transparent. Tout est stipulé noir sur blanc, le client valide électroniquement plus de 15 pages de contrats en plusieurs étapes. » Des mensonges sur ses liens avec Orange ? Il dément. Du matériel inopérant ? « Les clients ont un contrat de maintenance. S’ils nous appellent, on intervient. »

Orange est régulièrement confronté à des usurpations de son nom ou de ses marques. L’opérateur assure « diligenter des actions civiles et pénales » lorsque des structures sont identifiées. « Une des difficultés est de recueillir des éléments de preuve déterminants pour lancer une action », précise toutefois un porte-parole. Le 7 mai, l’opérateur a obtenu la condamnation d’une autre petite société parisienne, IDP Fibre, devant le tribunal judiciaire de Paris. Démarchant les collectivités territoriales, elle s’était notamment prétendue « expert certifié Orange ».

Dans sa mairie de Bressey-sur-Tille, Lionel Sanchez entrevoit l’issue de l’affaire. Fin janvier, le tribunal administratif de Dijon a jugé illicite l’indemnité de résiliation réclamée par Siemens Lease Services. Mais il a condamné la commune à payer les trois premiers trimestres du contrat – quelque 9 000 euros au total, en comptant les intérêts de retard. « On s’en tire pas trop mal », relativise l’édile. Il voit dans la somme le « prix à payer pour son erreur ». « Mais on aurait quand même préféré utiliser cet argent pour autre chose, se désole le maire, comme les travaux de l’école communale. »

Par Benjamin Douriez pour « M LE MAGAZINE DU MONDE »

Enquête – Sécurité en officine : votre expérience compte

Chère Consœur, Cher Confrère,

La FSPF13 participe actuellement, aux côtés de la Préfecture, de l’ARS et des autres représentants des professionnels de santé, à un travail visant à renforcer la sécurité des soignants.

Pour que les pharmaciens soient pleinement pris en compte dans cette démarche, il est indispensable de disposer de données reflétant la réalité de notre exercice. Aujourd’hui, de nombreux incidents (agressions verbales, menaces, intimidations, vols…) ne font pas l’objet d’un dépôt de plainte ou d’un signalement. Les chiffres officiels sous-estiment donc largement les difficultés rencontrées en officine.

Or, ce sont ces chiffres qui orientent les priorités des pouvoirs publics et conditionnent la mise en place de mesures ou de financements en faveur de notre profession.

CLIQUEZ ICI

Votre participation nous permettra de défendre avec des données concrètes les besoins des pharmaciens des Bouches-du-Rhône et de porter des propositions adaptées auprès des autorités.

Nous vous remercions sincèrement pour votre mobilisation.

La FSPF13

CAVP: Réformer les barèmes de cotisation du régime de capitalisatio

Chères Consœurs, chers Confrères,

Réunis en Conseil d’administration du 19 au 21 juin 2026 à Mulhouse, vos administrateurs ont voté à l’unanimité une réforme des barèmes des classes de cotisation du régime complémentaire par capitalisation.

Aujourd’hui, en effet, à revenu égal vous cotisez moins pour votre retraite que votre adjoint salarié.

Un adjoint salarié ayant un revenu annuel de 46 500 € (coefficient 600) cotise pour sa retraite à hauteur de 16 520 € par an. Pour atteindre ce niveau de cotisation, un pharmacien libéral doit déclarer un revenu d’activité annuel de 83 000 €.

La généralisation de l’installation des pharmaciens en sociétés soumises à l’IS
a pour conséquence une baisse de la rémunération déclarée en revenus professionnels au profit d’une progression de la rémunération versée sous forme de dividendes, ce qui réduit la base des cotisations sociales, et donc des cotisations retraite.

Par ailleurs, le taux d’effort des pharmaciens libéraux est aujourd’hui inférieur à celui d’autres professionnels libéraux : 20 % pour un pharmacien déclarant un revenu annuel de 80 000 €, 30 % pour un médecin en secteur 1 (avec les aides de l’État) et 23 % pour un expert-comptable. Par conséquent, le niveau de leurs pensions est lui aussi inférieur.

Deux tiers (66,5 %) des pharmaciens libéraux cotisent en classe 3 (la première classe de cotisation) qui correspond, en 2026, à des revenus inférieurs
à 85 369 €.


Or, 30 ans de cotisation en classe 3 pour un départ à la retraite à 67 ans donnent droit à une pension mensuelle (hors régime des prestations complémentaires de vieillesse, réservé aux biologistes) d’à peine plus
de 2 000 € pour un montant mensuel de cotisation d’environ 1 300 €. Dans les mêmes conditions, 37 ans de cotisation en classe 3 produisent une retraite mensuelle de l’ordre de 2 600 €.

Il paraît donc nécessaire de réformer les barèmes des classes de cotisation du régime de capitalisation pour permettre aux pharmaciens de bénéficier d’une meilleure pension de retraite en cotisant davantage dans le régime de capitalisation.

De plus, la revente des officines n’étant plus assurée, les pharmaciens devront pouvoir compter sur un revenu différé pour financer une période d’après-activité de près de 25 ans.

C’est la raison pour laquelle, en responsabilité, les administrateurs du Conseil se sont exprimés à l’unanimité en faveur d’une réforme des barèmes des classes de cotisation du régime de capitalisation -régime qui bénéficie d’un rendement dynamique- afin d’améliorer vos droits de retraite.

Au terme de la réforme qui s’étalerait sur cinq ans, chaque pharmacien cotiserait en moyenne 2 à 3 classes au-dessus de sa classe actuelle.

Ainsi, pour un revenu de 70 000 €, la réforme conduirait à une augmentation des cotisations du régime complémentaire de 5 % par an pendant cinq ans pour une augmentation de la pension totale du régime complémentaire de près
de 25 %.

Je ne manquerai pas de vous informer plus en détail de cette réforme prochainement.

Je vous souhaite d’ici là, à toutes et tous, un très bel été.

Bien confraternellement.

Journée Portes Ouvertes en Pharmacie du 22 septembre 2026 : une opération à apprécier officine par officine 

Chères consœurs, Chers confrères, 


Vous avez reçu ces derniers jours un courriel de l’Assurance maladie vous informant de l’organisation, le mardi 22 septembre 2026, d’une Journée Portes Ouvertes en Pharmacie (JPOP) consacrée à l’application carte Vitale. La FSPF a été sollicitée pour relayer cette opération ; nous souhaitons le faire en toute transparence, sans masquer les réserves qu’elle appelle. 


Nous regrettons d’abord la méthode : la profession est, une fois de plus, placée devant le fait accompli, sans concertation préalable sur l’opportunité ni sur les modalités de cette journée. Nous déplorons surtout qu’aucune rémunération ne soit prévue en contrepartie du temps que vous et vos équipes consacreriez à l’accueil, à l’accompagnement et à l’activation de l’application, alors même que ces missions numériques mobilisent des ressources bien réelles au comptoir. 


Cette sollicitation intervient de surcroît dans un climat déjà lourd. Les relations avec certaines CPAM se sont tendues, et beaucoup d’entre vous nous font remonter les mêmes difficultés : des notifications d’indus toujours plus nombreuses, souvent contestables et chronophages à traiter ; des facturations de fauteuils roulants qui restent impayées, immobilisant votre trésorerie sur des montants parfois considérables ; des réclamations répétées de pièces justificatives dans le cadre de SCOR, y compris pour des ordonnances numériques censées précisément fluidifier ces échanges ; ou encore des baisses de prix successives qui pèsent sur l’équilibre économique de l’officine. S’y ajoute une difficulté technique concrète : dans plusieurs pharmacies, les lecteurs ne parviennent toujours pas à lire correctement les datamatrix de l’appli carte Vitale — ce qui rend d’autant moins crédible une promotion de l’outil sur le terrain. 


Pour autant, nous ne voulons pas balayer l’intérêt de la démarche. Le déploiement de l’appli carte Vitale est un mouvement de fond, et l’officine a toute légitimité à y prendre part et à en valoriser le rôle de proximité auprès des assurés. L’opération peut être, pour celles et ceux qui le souhaitent, l’occasion de faire connaître ce nouvel outil et d’en accompagner l’usage. 


C’est pourquoi la FSPF n’appelle ni à un boycott, ni à une mobilisation générale : chacun est libre d’apprécier, en fonction de son organisation, de ses moyens et de ses convictions, le degré d’implication qu’il entend consacrer à cette journée. Pour rappel, votre délégué au numérique en santé (DNS) prendra contact avec vous au cours de l’été ; si vous n’avez pas été sollicité d’ici le 28 août et que vous souhaitez participer, il vous appartiendra de le contacter. 


La FSPF, pour sa part, continuera de porter avec fermeté une exigence simple : toute mission confiée à l’officine, a fortiori dans le champ numérique, doit s’accompagner d’une juste reconnaissance et d’une rémunération à la hauteur de l’engagement demandé.

Confraternellement,
Valérian PONSINET
Président de la Commission Convention et Systèmes d’information FSPF

Rappel sur la procédure départ à l’étranger

1- Cette procédure n’est valable que pour les assurés des caisses primaires de la région PACA.

2- La mention du médecin sur l’ordonnance est obligatoire  » délivrance en une fois pour cause de départ à l’étranger ».

3- L’attestation sur l’honneur remplie et signée par le patient doit être jointe à l’ordonnance.

4- On doit facturer le modèle le plus économique pour la sécu (1 boite de 90 et pas 3×30)

5- Attention aux autres conditionnements qui obéissent à la règle des 28 jours (Doliprane par exemple). 

Les Pharmaciens du 13

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