Préférez les groupements coopératifs 

La FSPF recommande aux adhérents des groupements appartenant à des fonds de pension de les quitter pour rejoindre des structures coopératives, détenues par des pharmaciens ou des grossistes-répartiteurs.


Cette déclaration de Philippe Besset, président de la FSPF, faite sur le salon PharmagoraPlus au micro de Pharmaradio n’est pas passée inaperçue. Débriefée lors de l’Assemblée générale du syndicat le 24 mars, elle a reçu le soutien des présidents départementaux. « Je milite pour que les confrères aient une parfaite connaissance du type de groupement auquel ils adhèrent, et pour qu’ils choisissent de préférence un groupement coopératif, appartenant aux pharmaciens ou aux grossistes-répartiteurs, mais en tout cas, pas à un fonds de pension », explique le dirigeant.

Une orientation que donne le syndicat alors que la menace de financiarisation du secteur n’a jamais été aussi élevée. Celle-ci se révèle notamment, selon Philippe Besset, par la création récente de l’Union des pharmacies groupées de France (UPGF), née « sur les cendres de l’Union nationale des pharmacies de France (UNPF). Toutefois, contrairement à l’UNPF, elle ne défend pas la pharmacie libérale indépendante puisque l’UPGF ne représente que des pharmacies adhérant à des groupements financiarisés ».

Si la FSPF a bien conscience que changer de groupement n’est pas aisé pour tous les pharmaciens, elle insiste sur l’importance de défendre une stratégie politique claire au moment où le rapport Igas-IGF sur le modèle économique du réseau est présenté.

source Le Pharmacien de France

Infection à hantavirus – Points clés pour l’officine.

           

Transmission

Les hantavirus sont transmis principalement par les rongeurs infectés (rats, souris, campagnols).


La contamination humaine se fait surtout :

  • par inhalation d’aérosols contaminés provenant :
  • des urines,
  • des fèces,
  • de la salive des rongeurs ;
  • plus rarement :
  • par morsure de rongeur,
  • par contact direct avec des déjections contaminées.

La transmission interhumaine se ferait principalement :

  • par contact étroit et prolongé avec une personne infectée ;
  • via les gouttelettes respiratoires (toux, salive) ;
  • parfois dans un contexte familial ou de soins rapprochés.

Incubation

  • Le délai d’incubation est généralement d’environ 2 semaines.
  • Il peut varier de 1 à 6 semaines après l’exposition.  

Signes cliniques à connaître

Début souvent pseudo-grippal

Les premiers symptômes sont peu spécifiques :

  • fièvre brutale,
  • céphalées,
  • douleurs musculaires,
  • fatigue importante,
  • douleurs abdominales,
  • nausées ou vomissements.

Formes possibles

1. Forme rénale (plus fréquente en Europe)

Peut évoluer vers :

  • douleurs lombaires,
  • insuffisance rénale aiguë,
  • diminution des urines,
  • parfois manifestations hémorragiques :
  • épistaxis,
  • hématurie,
  • pétéchies.

2. Forme pulmonaire (principalement Amériques)

Peut entraîner rapidement :

  • toux,
  • dyspnée,
  • œdème pulmonaire,
  • hypotension.

Message à transmettre aux patients

  • Les infections à hantavirus restent rares.
  • La contamination nécessite généralement une exposition importante.
  • Les gestes de prévention sont efficaces :
  • éviter le contact avec les déjections de rongeurs,
  • aérer les locaux fermés avant nettoyage,
  • porter gants et masque lors du nettoyage de zones infestées,
  • éviter de balayer à sec les excréments.

Il n’existe pas de test rapide réalisable à l’officine.

Le pharmacien doit surtout :

  • identifier une exposition à risque,
  • repérer les signes d’alerte,
  • orienter vers un médecin ou les urgences selon la gravité.

Orientation médicale recommandée si :

  • syndrome pseudo-grippal après exposition à des rongeurs,
  • fièvre inexpliquée avec douleurs lombaires,
  • essoufflement,
  • diminution des urines,
  • fatigue importante ou malaise.

Le médecin prescrira alors :

  • une NFS,
  • une fonction rénale,
  • puis une sérologie hantavirus si le contexte est évocateur.

Traitement

Il n’existe pas de traitement antiviral de référence utilisé en routine pour toutes les formes.

La prise en charge repose surtout sur :

  • les soins de support,
  • l’oxygénothérapie si atteinte pulmonaire,
  • l’hospitalisation si signes sévères,
  • parfois la dialyse en cas d’atteinte rénale.

La ribavirine IV peut être utilisée dans certaines formes rénales sévères.  

Nous reviendrons vers vous dès que de nouvelles informations nous parviendront.

Sources :

source FSPF83

Produits alimentaires à base de CBD : interdiction à la vente et contrôles annoncés

La Direction générale de l’Alimentation (DGAL) a annoncé le renforcement des contrôles portant sur les denrées alimentaires et les compléments alimentaires contenant du CBD. Ces produits ont en effet été intégrés au nouveau plan national de contrôles de la DGAL.

Par conséquent, à compter de la mi-mai 2026, les pharmacies d’officine pourront, comme l’ensemble des points de vente concernés, faire l’objet de contrôles visant à vérifier l’absence de produits alimentaires ou de compléments alimentaires contenant du CBD, y compris sur les sites de vente en ligne des officines.

En l’état actuel de la réglementation, et à l’exception des spécialités pharmaceutiques contenant du cannabis disposant d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) ou d’une autorisation d’accès précoce ou compassionnel en France, seuls les produits cosmétiques contenant du CBD et conformes à la réglementation peuvent être commercialisés en officine.

Le CBD ne bénéficiant d’aucune autorisation préalable de commercialisation en tant que complément alimentaire, la vente en officine de compléments alimentaires à base de CBD n’est pas autorisée, comme indiqué dans notre circulaire relative à la vente de produits à base de CBD en officine que vous pouvez consulter pour plus de précisions sur l’étendue de vos obligations mais également sur les sanctions pénales encourues en cas d’infraction.

Si tel n’est pas déjà le cas, vous veillerez donc à retirer sans délai de la vente tout produit alimentaire ou complément alimentaire contenant du CBD, tant en rayon que sur votre site internet.

Rattrapage vaccinal contre les méningocoques : remboursement confirmé pour les 5 ans et plus

Dans notre communication du 10 avril dernier, nous vous informions de l’extension du remboursement des vaccins Nimenrix, MenQuadfi, Menveo et Bexsero au rattrapage vaccinal temporaire chez les enfants nés en 2020, 2021, 2022, 2023 et 2024.

Nous y relevions la possibilité d’une prise en charge de ces vaccins pour les 5 ans et plus, soit une année supplémentaire après l’âge limite recommandé par la Haute Autorité de Santé (HAS) pour le rattrapage vaccinal contre les méningocoques ACWY et B.

Saisie par la FSPF, la Direction générale de la Santé (DGS) vient de confirmer que la dispensation de ces vaccins à des enfants nés entre 2020 et 2022 et âgés de 5 ans et plus ne présente pas d’irrégularité, dès lors qu’elle intervient sur prescription médicale.

S’agissant des conditions de remboursement, la DGS précise que le choix d’un périmètre de remboursement plus large que celui des recommandations vaccinales permet également d’assurer le remboursement des vaccins prescrits à des enfants qui étaient éligibles au moment de l’annonce du dispositif en avril 2025, bien qu’ils ne le soient plus aujourd’hui au regard de leur âge.

Il en résulte que le remboursement du rattrapage vaccinal contre les méningocoques ACWY et B est possible au-delà de 5 ans, dans le cadre d’une prescription médicale hors recommandation HAS dont le médecin prend la responsabilité.

Afin de vous permettre d’y voir clair, nous avons conçu un tableau synthétique des différents cas de vaccination contre les méningocoques ACWY et B et de leur prise en charge par l’Assurance maladie.

La FSPF se félicite de cette clarification de la part des autorités sanitaires, laquelle permet de sécuriser la dispensation des vaccins contre les méningocoques ACWY et B, en particulier s’agissant des enfants âgés de 5 ans et plus.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :

– Arrêté du 20 mars 2026 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux (vaccins Nimenrix) ;

– Arrêté du 20 mars 2026 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux (vaccin MenQuadfi) ;

– Arrêté du 20 mars 2026 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux (vaccins Menveo et Bexsero) ;

– Ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées – Méningite – Infection invasives à méningocoques ;

– Haute Autorité de Santé – Recrudescence des infections invasives à méningocoques : de nouvelles recommandations sur le rattrapage vaccinal ;

– Santé publique France – Infections invasives à méningocoques ; – Vaccination info service – Méningite et septicémies à méningocoques ;

– Site internet de la FSPF – Mise à jour du calendrier vaccinal : du nouveau pour les pharmaciens d’officine ;

– Site internet de la FSPF – Remboursement du rattrapage vaccinal contre les méningocoques ACWY et B

Les Pharmaciens du 13

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